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Sur France 5, un documentaire sur les traces des espions en France

Posted On 11 Fév 2024
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VOIR LE REPORTAGE: https://www.france.tv/documentaires/politique/5717700-france-nid-d-espions.html

Russes, Américains, Israéliens, Turcs, Chinois… Paris accueille des milliers d’agents secrets et serait la capitale mondiale de l’espionnage. Un documentaire, à voir ce dimanche 13 mars, à 20 h 55, sur France 5, tente de percer le mystère.


France 5 diffuse Paris, secrets d’espions, ce dimanche 13 mars, à 20 h 55. Entretien avec Nicolas Bourgouin, réalisateur du documentaire.

Où croiser des espions à Paris ?

Paris abrite 157 ambassades, le siège de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation et la culture), deux aéroports, sept gares, le plus grand nombre de stations de métro au monde, les grands magasins, sans oublier les hôtels, le « second bureau » des espions. Il y aurait 10 000 à 15 000 espions dans la capitale. Ceux qui ont un emploi de couverture dans les ambassades, par exemple. Et les « illégaux », sans contact avec les institutions de leur pays, sans immunité diplomatique.

La Russie est restée numéro 1 de l’espionnage après la chute de l’URSS ?

L’espionnage russe est toujours très actif. Outre l’ambassade, la Russie a inauguré en 2016 son Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, en face du pont de l’Alma. Un emplacement stratégique, acquis en 2010, qui jouxte les logements de collaborateurs de l’Élysée. Une base d’écoute de choix.

La filature de Saint-Germain-des-Prés en 2014 semble sortie d’un vieux roman…

En 2014, une douzaine d’agents de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) ont pris en filature un cadre d’une société française d’armement. Depuis la place Saint-Sulpice, il a fait de nombreux détours avant d’entrer dans l’église Saint-Germain-des-Prés. Il s’est assis à côté d’un espion russe et lui a remis une enveloppe. Un couple de faux touristes de la DGSI a photographié la scène. La suite ne nous a pas été dévoilée.

Le contre-espionnage français remercie Edward Snowden ?

Tout le monde sait que tout le monde espionne tout le monde. Même les alliés. Les bâches en trompe-l’œil placées en 2005 sur le toit de l’ambassade des États-Unis à deux pas de l’Élysée ne dupent personne. Mais en 2013, Edward Snowden, alors informaticien de la NSA (Agence nationale de sécurité américaine), a révélé l’ampleur phénoménale de la surveillance américaine, jusqu’au téléphone personnel des chefs d’État français et allemand.