Opération Barkhane : « On arrive à la limite de ce qui acceptable en coût humain et financier », selon Michel Goya

Posted On 14 Jan 2021
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Le 11 janvier 2013, la France lançait l’opération Serval au Mali. Huit ans plus tard et Barkhane ayant pris le relais avec actuellement plus de 5000 militaires français déployés sur un théâtre d’opérations vaste comme l’Europe puisque l’opération inclut également le Tchad, le Niger, le Burkina-Faso et la Mauritanie, l’engagement de Paris au Sahel est régulièrement critiqué, des voix s’élevant ainsi pour dénoncer un « enlisement » au Sahel. Ancien colonel de l’armée de Terre, enseignant et essayiste, spécialisé dans l’histoire militaire dont il a occupé la chaire à l’Ecole de Guerre et analyste réputé des conflits, Michel Goya décrypte la situation. Interview.

La France a terminé l’année 2020 au Sahel avec les succès de l’opération Bourrasque contre l’EIGS dans le Liptako et des frappes d’opportunité qui lui ont permis d’infliger de fortes pertes aux groupes jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM, fusion de différents groupes salafistes liés à al-Qaïda. 2021 s’ouvre sur la perte de 5 militaires fin décembre et début janvier, des massacres de civils par les islamistes, la polémique sur le bombardement de Bounti et une attaque suicide ayant blessé six militaires français vendredi. Un enchaînement qui fait aujourd’hui ressurgir le débat sur « l’enlisement de Barkhane » et un éventuel retrait, huit ans après le lancement de l’opération Serval.

https://www.ladepeche.fr/2021/01/11/operation-barkhane-on-arrive-a-la-limite-de-ce-qui-acceptable-en-cout-humain-et-financier-selon-michel-goya-9305272.php