Suisse:

Posted On 29 Jun 2021
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La Suisse compte assez d’abris antiatomiques pour accueillir en cas de besoin toute la population du pays, et même un peu plus. Un cas unique au monde.

«Mais pourquoi donc une porte blindée dans votre cave?» La stupeur de notre ami venu d’Italie, qui n’est jamais descendu au sous-sol d’une maison suisse, est compréhensible. Mieux vaut le rassurer. «Non, notre immeuble ne cache pas de prison de la CIA et nous n’avons pas l’intention de t’enfermer dans la cave!».

Dans le local s’entassent pêle-mêle des bouteilles de vin, des piles de vieux bouquins, un congélateur et des vêtements hors d’usage… Et pourtant, il ne s’agit pas d’une cave. En réalité, notre ami italien vient juste de franchir la porte de notre abri antiatomique. Grâce à l’épaisse porte blindée, au système de ventilation et au filtre anti-radiations, les 25 occupants de l’immeuble pourraient même, dans la pire des hypothèses, survivre à une attaque nucléaire.

«Ces Suisses! Paranoïaques et obsédés par leur sécurité», s’est sans doute dit notre ami. Une remarque qui porte peut-être en elle une part de vérité. A l’échelle planétaire, les Suisses sont l’un des peuples qui dépense le plus en assurances les plus diverses (plus de 20% de notre budget). Ainsi le veut la loi.

Une place pour chacun

«Chaque habitant doit disposer d’une place protégée dans un abri situé à proximité de son lieu d’habitation et atteignable dans un délai raisonnable». «Lors de la construction de maisons d’habitation, de homes et d’hôpitaux, les propriétaires d’immeubles doivent réaliser des abris, les équiper et, par la suite, les entretenir», imposent les articles 45 et 46 de la loi fédérale sur la protection de la population et sur la protection civile.

Et l’on trouve effectivement un tel abri dans la majeure partie des édifices construits dès les années 60 (la première base légale en ce sens date du 4 octobre 1963).

En 2006, la Suisse comptait quelque 300’000 refuges aménagés dans des habitations, institutions et hôpitaux, de même que 5’100 abris publics pour un total de 8,6 millions de places, soit un degré de couverture égal à 114% de la population.

En clair, potentiellement, non seulement tous les citoyens du pays pourraient trouver refuge dans ces dispositifs, mais aussi, par exemple, toute la population de la ville de Milan.

Sur le territoire helvétique,  la présence d’abris anti-atomiques est obligatoire dans les zones habitées depuis 1971. Cette loi, entrée en vigueur en pleine guerre froide est plus ou moins d’actualité aujourd’hui.

En effet, une demande de suppression de la loi a été déposée au Parlement Suisse le 9 mars 1995 et acceptée par le Conseil national le 13 juin 2006 contre l’avis du Gouvernement. Mais dans les faits, l’installation d’un abri anti-atomique dans une nouvelle construction permet de bénéficier de subventions de l’Etat. Si cette installation n’est pas mise en place, elle entraîne une taxe.

Ainsi, on trouve fréquemment de tels abris dans la majeure partie des bâtiments construits depuis les années 60. La plupart du temps, les Suisses les aménagent en chambres froides ou en caves à vin.

En 2006, la Suisse répertoriait  300 000 bunkers aménagés dans des habitations, institutions et hôpitaux, et 5 100 abris publics soit un total de 8,6 millions de places représentant un degré de couverture égal à 114% de la population.



Champions du monde

Si la construction d’abris antiatomiques était classée parmi les disciplines olympiques, la Suisse compterait certainement une trentaine de médailles d’or de plus à son actif.

Il suffit de jeter un coup d’œil à la situation mondiale pour se rendre compte qu’aucun autre pays n’aurait de chance de la surpasser dans ce domaine.

En réalité, seules la Suède et la Finlande se rapprochent de la situation helvétique. Mais avec leurs 7,2 et 3,4 millions de places protégées (soit une couverture égale à 81% et 70% environ de la population), ces deux pays ne peuvent espérer que la seconde marche sur le podium.

Ailleurs en Europe, la situation est très différente d’un pays à l’autre. En Autriche par exemple, la couverture de protection plafonne à 30% et la plupart des abris ne sont pas équipés d’un système de ventilation. En Allemagne, seuls près de 3% des habitants du pays pourraient trouver refuge en cas de nécessité.

Plus loin, on constate que les équipements de protection civile sont particulièrement répandus en Chine, en Corée du Sud, à Singapour et en Inde. Toutefois, les taux de couverture nationale ne vont pas au-delà de 50%.

En Israël, les deux tiers de la population peuvent trouver refuge dans les abris du pays. Mais il s’agit pour l’essentiel d’espaces de ciment, munis d’ouvertures et qui ne sont pas entièrement hermétiques.

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