En cas de pandémie, le respect des règles d’hygiène élémentaires sera indispensable pour limiter les risques de contamination. Il faut donc les connaître.

Pourquoi faut-il se préparer à la pandémie ?

Face au risque d’une pandémie, l’Etat a prévu des mesures de prévention et de lutte ; ce document Internet, dont le but est de nous permettre de mieux gérer notre vie quotidienne en cas de pandémie, en fait partie. La mise au point d’un nouveau vaccin contre le virus pandémique nécessitera plusieurs mois ; chacun de nous a dès maintenant le devoir de se préparer pour savoir, le moment venu, comment se protéger, protéger les autres et vivre au quotidien.

  • Se préparer, c’est préserver notre santé et freiner la pandémie

    La grippe saisonnière touche en hiver environ 2,5 millions de personnes dans notre pays et est à l’origine d’au moins 250 000 décès chaque année dans le monde selon l’OMS.
    L’hypothèse retenue dans le plan national prévoit qu’en cas de grippe pandémique 9 à 20 millions de personnes seront touchées en l’absence de mesures de protection. Parmi ces personnes, 455 000 à 1 million nécessiteront une hospitalisation. Le nombre des décès pourrait, quant à lui, s’élever à 212 000 si aucune mesure de prévention n’est prise.
    Des règles d’hygiène essentielles existent et doivent être respectées. A ce titre, les fiches du thème II, ci-après, indiquent les principaux gestes et comportements à adopter. De manière générale, de nombreux conseils pratiques contenus dans les pages de ce document Internet, sont connus mais parfois oubliés. Ils doivent faire partie de notre vie quotidienne car ils jouent un rôle clé en matière de santé. C’est seulement cette attitude responsable, au bon moment, qui permettra de réduire les risques pour notre santé et d’éviter de contaminer nos proches en cas de maladie. Ainsi, nous pourrons enrayer la vitesse de progression de la pandémie.

  • Se préparer, c’est maintenir la vie économique et sociale

    Plus le nombre de personnes malades sera élevé, plus l’absentéisme sera fort dans les entreprises et dans les administrations : le taux d’absentéisme pourrait ainsi atteindre de l’ordre de 40% lors du pic de la pandémie. L’activité de l’économie sera alors difficile à maintenir. Se préparer à la pandémie en contenant sa progression, c’est permettre à la vie sociale et économique de notre pays de fonctionner le plus normalement et le plus longtemps possible, pour le bénéfice de tous et de chacun d’entre nous.

  • Introduction

    La vie en collectivité, l’air confiné et la multiplication des déplacements des personnes et des transports de marchandises favorisent la transmission des virus et des maladies infectieuses respiratoires. Le respect des règles d’hygiène permet de limiter ces risques.

    La vie en collectivité, l’air confiné et la multiplication des déplacements des personnes et des transports de marchandises favorisent la transmission des virus et des maladies infectieuses respiratoires. Le respect des règles d’hygiène permet de limiter ces risques.

    Les principaux modes de transmission des virus sont :

    • - La voie aérienne, c’est-à-dire la dissémination dans l’air de virus par l’intermédiaire de la toux, de l’éternuement ou des postillons, qui projettent des sécrétions respiratoires contaminées ;
    • - Le contact rapproché avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main) ;
    • - Le contact des mains salies par les gouttelettes ou les sécrétions respiratoires infectées ;
    • - Le contact avec des objets contaminés par une personne malade.

    En cas de pandémie, le respect de mesures d’hygiène élémentaires sera une règle indispensable pour limiter les risques de contamination.

    Ces règles d’hygiène essentielles concernent :

    - Le mouchage ;

    - Le lavage de mains ;

    - Le nettoyage des objets et des surfaces ;

    - Le traitement des déchets ;

    - La limitation des contacts physiques ;

    - Le port de masques.

    Leur respect sera très important en situation de pandémie. Elles peuvent être utiles dès aujourd’hui en cas de grippe saisonnière.



Règles d’hygiène essentielles:

  • Se moucher, éternuer, cracher, tousser, sont des actions du quotidien qui peuvent être à haut risque en cas de maladie. Pour freiner la pandémie et sauver des vies, quelques gestes simples pourront faire la différence. Il est nécessaire de respecter des règles d’hygiène précises :

    • – Se couvrir la bouche quand on tousse, de préférence avec un mouchoir.
    • – Se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on éternue, de préférence avec un mouchoir. – Se moucher avec des mouchoirs jetables.
    • – Ne cracher que dans un mouchoir.
    • – Se laver les mains après avoir toussé, éternué et craché dans un mouchoir. Le mouchoir doit être en papier à usage unique. Après usage, il doit être jeté dans une poubelle munie d’un sac et, si possible, dotée d’un couvercle.

    Et bien sûr, il est très important d’’apprendre dès maintenant ces gestes aux enfants

  • Le lavage des mains joue un rôle clé dans l’hygiène, puisque c’est par les mains que se propage la majeure partie des maladies infectieuses. En situation de pandémie, le lavage régulier des mains constituera un geste essentiel de protection. Il vaudra également mieux éviter de serrer les mains.

    – Quand se laver les mains ?

    Comment bien se laver les mains ?
    La méthode pour bien se laver les mains est très importante car le savon seul ne suffit pas à éliminer les germes. C’est la combinaison du savonnage, du frottage, du rinçage et du séchage qui permet de se débarrasser des germes.

     
    •  Se mouiller les mains sous l’eau chaude courante. 
    • Se savonner les mains, si possible avec du savon liquide.
    • Se frotter les mains pendant 30 secondes pour produire de la mousse. Ne pas oublier de frotter le dos de la main, entre les doigts, sous les ongles puis les poignets. On peut proposer aux enfants de chanter une chanson (par exemple Joyeux Anniversaire) pour bien se nettoyer le temps nécessaire. – Bien se rincer les mains sous l’eau courante.
    • Se sécher les mains avec une serviette propre – si possible une serviette en papier jetable – ou les laisser sécher à l’air libre. 
    • Fermer le robinet avec une serviette ou un papier.

    Comment optimiser l’efficacité du lavage des mains ?

    Pour se laver les mains encore plus efficacement, voici quelques règles essentielles :
     
    • Utiliser du savon, de préférence liquide ou du savon sans rinçage (Ces produits hydro-alcooliques sont vendus en pharmacie et en grandes surfaces). Les savons en pain ne sont pas aussi hygiéniques car ils restent humides et conservent les virus.
    • Avoir des ongles propres et ne pas les ronger : pour éviter que les virus se cachent sous les ongles, ils doivent être coupés courts et régulièrement brossés avec une brosse nettoyée et rincée.
    • Avoir une peau saine : parce que des mains ou une peau abîmées peuvent se révéler de véritables nids à virus. Il faut utiliser une lotion hydratante pour garder une peau saine.

    Se laver les mains à l’extérieur de la maison:

    A l’extérieur, il faudra prévoir des produits nettoyants hydro-alcooliques ou des lingettes nettoyantes jetables, afin de pouvoir se laver les mains en l’absence de savon liquide dans les toilettes publiques. En utilisant des serviettes jetables/à usage unique, vous éviterez les virus laissés par les autres sur une serviette en tissu. Sur le lieu de travail, on veillera à se laver les mains avant tout repas, pendant les pauses et en fin de journée de travail.
     
    Vaudra-t-il mieux se laver les mains ou mettre des gants ?
    Les professionnels de santé savent utiliser des gants pour se protéger sans pour autant disséminer les virus qui se trouvent sur leurs gants. Si vous n’avez pas bénéficié d’une formation sur l’utilisation des gants vous allez, avec vos gants, faire pire que mieux et en particulier répandre du virus sur les objets de votre entourage. Vous allez ainsi contribuer à la propagation du virus. Il ne faut donc pas les utiliser. Il sera donc préférable de se laver régulièrement les mains (avant et après avoir été en contact avec des malades, avoir manipulé des objets potentiellement contaminés).
  • Tout autour de nous, les objets et surfaces pourront être salis par la toux et les postillons de personnes grippées. Le nettoyage des objets et surfaces constituera un moyen efficace de lutte contre la contamination.

    A domicile :

    – Chaque membre de la famille devra disposer de son propre linge, de ses propres serviettes de toilette et de sa propre brosse à dents.

    – Les surfaces de contact (poignées de porte, meubles, cuvette des toilettes, etc.) devront être lavées à l’eau chaude avec du savon ou des produits ménagers habituels.

    Si quelqu’un est malade à domicile :

    – Les objets utilisés par le malade devront subir un nettoyage rigoureux et régulier (au moins une fois par jour).

    – Le linge du malade pourra être lavé en machine ou à la main, en commun avec le linge du reste de la famille, avec la lessive habituelle à plus de 60°C. – Il en sera de même pour la vaisselle à l’eau bien chaude et au savon.

  • Tous les déchets d’un malade atteint d’une grippe pandémique, (masques, mouchoirs, serviettes en papier…) seront contagieux et devront être éliminés avec le plus grand soin.

    • Ces déchets devront être mis dans un sac poubelle.
    • Le sac devra être fermé hermétiquement, sans emprisonner d’air.
    • Il sera recommandé de doubler le sac au cas où il se déchirerait.
    • Il pourra alors être jeté dans la poubelle des ordures ménagères.

    Après avoir jeté le sac, le lavage des mains sera essentiel.

  • Au début de sa maladie, la personne sera contagieuse sans le savoir et sans avoir les signes de la grippe. Il sera donc important de rester très prudents dans nos contacts proches avec les autres. En période de pandémie pour ne pas contaminer les autres, ni être soi-même contaminé, il sera fortement recommandé :

    • d’éviter tous les contacts directs entre personnes, tels que les embrassades, les poignées de mains et les caresses sur le visage.
    • de conserver, autant que possible, en l’absence de masques, une distance minimale de protection sanitaire de 2 mètres entre personnes.
    • de suspendre les activités de groupe, comme les sports collectifs.

    :information_source:En pratique; Ces précautions peuvent paraître difficiles et contraignantes, mais il faut se rappeler qu’elles seront temporaires et qu’elles pourront sauver des vies.

  • Il existe essentiellement deux types de masques contre la contamination grippale :

    Les masques anti-projections:

    Toute personne grippée devra porter un masque anti-projections, aussi appelé masque chirurgical. Le masque est destiné à éviter au malade de contaminer son entourage et son environnement par ses éternuements, sa toux et ses postillons.

    Dans les lieux publics (magasins, transports en commun…) ou au travail, en présence d’autres personnes, le port du masque anti-projections sera fortement recommandé lorsque la distance de protection sanitaire (2 mètres) ne pourra être respectée.

    Les masques de protection FFP2:

    Pour son porteur, le masque de type FFP2 réduit les risques de contamination par le virus. Il devra être porté en cas de pandémie par le personnel soignant au contact étroit des malades, et il sera fortement recommandé aux personnes qui côtoieront le public de façon rapprochée (caissiers, vendeurs..), ou qui gèreront les déchets (éboueurs…) dans le cadre de leur travail, et d’une manière plus générale aux personnes qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, sont exposées directement au virus.

La vie quotidienne en cas de pandémie:

La vie quotidienne en cas de pandémie se poursuivra avec néanmoins plusieurs aménagements, qu’il faut connaître. Les règles d’hygiènes essentielles seront à appliquer chez soi, mais aussi à l’extérieur du domicile et au travail. Vous trouverez là les règles à suivre pour se protéger au quotidien, les recommandations pour mieux vivre sans crainte ainsi que les dispositions prises par l’Etat pour vous aider dans des circonstances pandémiques.

 

Chez soi:

Vivre en famille, vivre seul : comment s’organiser, entretenir son domicile, se nourrir, avoir accès aux aides et services sociaux, rendre visite à des personnes en maisons de retraite, ou autres lieux de vie, garder ses animaux de compagnie ?

L’hygiène chez soi:

Afin de préserver la l’hygiène dans son habitat, pour que son « chez-soi » reste le plus possible un lieu sain, protégé et agréable à vivre, en présence d’un malade ou non, il sera nécessaire d’observer certaines règles d’hygiène.

  • Nettoyage et entretien de la maison

    En situation de pandémie grippale, vous pourrez faire le ménage avec les produits habituels : savons liquides, poudres à récurer, produits désinfectants utilisés avec les précautions d’usage… Nettoyez tout particulièrement les surfaces susceptibles d’être contaminées par le malade (lavabos, plateaux, tables, accoudoirs de fauteuil…), mais aussi les objets et surfaces touchés fréquemment par les membres de la famille (lavabos, robinets, interrupteurs, télécommandes, téléphone, clavier d’ordinateur…).

    Lavez régulièrement les vêtements du malade, ses draps, ses serviettes de table ou de toilette à la machine ou à l’eau bien chaude et au savon. Lavez aussi sa vaisselle au lave-vaisselle ou avec un liquide vaisselle.

  • Tous les déchets d’un malade, (masques, mouchoirs, serviettes en papier…) sont contagieux et doivent être jetés dans un sac poubelle. Le sac doit être ensuite fermé hermétiquement, sans emprisonner d’air. Il est recommandé de doubler le sac au cas où il se déchirerait. Après avoir jeté le sac dans la poubelle des ordures ménagères, lavez-vous soigneusement les mains.

    :information_source:En pratique; – Utiliser les produits d’entretien habituels. – Nettoyer soigneusement les objets et surfaces touchés fréquemment par les membres de la famille ainsi que les surfaces susceptibles d’être contaminées par le malade. – Manipuler les déchets et ordures du malade avec prudence et rigueur.

  • Lors d’une pandémie grippale, vous pourrez continuer à manger de tout, à condition de respecter les règles d’hygiène.

    L’approvisionnement des lieux de vente alimentaire continuera à se faire dans les conditions normales. Il se pourra néanmoins que, au plus fort de la pandémie, certains produits soient plus difficiles à trouver, mais, en tout état de cause, il ne devrait pas y avoir de pénurie alimentaire.

    Dans tous les cas, vous pourrez manger de tout, la nourriture n’est pas une voie de contamination pour le virus grippal.

    Il conviendra cependant de prendre les précautions d’hygiène habituelles, lorsque vous préparerez les repas. Le lavage rigoureux des mains sera primordial avant et après les préparatifs. Un malade ne devra pas, sauf exception, cuisiner les plats qui seront ensuite servis à l’ensemble de la famille.

    En pratique; – Mangez de tout sans risque. – Lavez-vous les mains avant et après avoir préparer le repas. – Un malade ne devra pas cuisiner pour le reste de sa famille

  • L’air étant la voie de prédilection du virus pour se répandre, une attention particulière devra être accordée à la ventilation de l’habitat.

    Ouvrir la fenêtre quelques minutes, plusieurs fois par jour, même s’il fait froid dehors, permet de renouveler l’air et d’assainir l’atmosphère. C’est une bonne habitude à prendre dès maintenant. Et, s’il y a un malade à la maison : aérer régulièrement sa chambre en premier lieu, mais aussi les autres pièces du logement.

    En pratique; Pensez à aérer les pièces de votre logement au moins une fois par jour.

  • Si le virus grippal s’avère très virulent, l’économie pourrait être provisoirement désorganisée du fait de taux d’absentéisme importants au sein des entreprises, des administrations et des associations… Des mesures ont été prises par les distributeurs et les fournisseurs pour assurer la satisfaction des besoins essentiels des particuliers en cas de pandémie.

    Eau:

    L’eau continuera à être distribuée à votre robinet comme en temps normal. Aucun risque particulier à sa consommation n’est à craindre.

    Electricité et gaz:

    Les producteurs/distributeurs d’électricité et de gaz ont élaboré des plans de continuité de leurs activités afin de maintenir les approvisionnements en électricité et en gaz.

    Téléphonie et Internet:

    Vous pourrez toujours téléphoner et utiliser Internet : le fonctionnement des réseaux sera assuré. Pour éviter leur saturation, il sera néanmoins préférable de reporter ses appels en fin de journée ou en début de soirée lorsque cela sera possible.

    Services clients et intervention à domicile:

    Tous les efforts seront portés vers le maintien des réseaux et leur bon fonctionnement ; les installations nouvelles seront limitées. Vous ne devrez contacter les services clients qu’en cas de réelle nécessité. Certaines interventions à domicile, comme par exemple le relevé des compteurs d’eau, pourront être momentanément suspendues.

    Distribution du courrier Lors du pic de la pandémie:,

    Essayez de n’expédier des colis ou du courrier qu’en cas de nécessité absolue. Les services pourraient être perturbés par manque de personnel. La distribution de votre courrier sera assurée tous les jours. Cependant, il n’est pas à exclure, qu’en cas de difficultés exceptionnelles, une distribution plus espacée dans le temps soit mise en place, voire que le service soit momentanément interrompu. Afin de limiter la contagion, le courrier sera déposé uniquement dans les boîtes à lettres et non remis en main propre.

  • Quand on évoque la famille, on entend aussi bien la famille au sens large (grands-parents, oncles et tantes, cousins, cousines, etc) que la famille au sens plus restreint (parents, enfants). Dans un cas comme dans l’autre, il faudra faire preuve de solidarité et de bienveillance.

    Dans un contexte pandémique, les grands rassemblements familiaux (anniversaires, mariages, fêtes…) seront différés, afin de freiner la propagation du virus. Celui-ci se répandra en effet plus facilement au sein d’un groupe dans un espace limité. Néanmoins, il faudra conserver des liens étroits dans une même famille, pour se soutenir mutuellement (appels téléphoniques et échanges Internet sont fortement recommandés). Il s’agira d’établir une solidarité sans faille entre chacun des membres et si nécessaire d’apporter son aide à ceux qui en auront le plus besoin (personne seule malade, personne âgée…).

    Au sein de la famille, chacun veillera à ce que les règles d’hygiène soient observées par les uns et les autres, sans pour autant créer des tensions familiales inutiles, entre frères et sœurs, parents et enfants. Chacun devra prendre conscience de l’importance de ces règles en gardant son calme et en faisant preuve de bienveillance à l’égard des autres. Si vous êtes parents, vous jouerez un rôle pédagogique de premier ordre auprès de vos enfants en leur apprenant à respecter les règles à la maison mais aussi à l’extérieur. Il s’agira de leur faire comprendre que c’est autant pour se protéger que pour préserver les autres, en cas de maladie.

    On s’équipera dans chaque famille d’un stock de mouchoirs et de masques anti-projections afin de ne pas en manquer. On pensera également à s’organiser pour garder les enfants si certains établissements scolaires sont amenés à fermer provisoirement.

  • Si vous êtes célibataire, veuf ou séparé, lutter contre la maladie sans l’aide permanente d’un proche nécessitera de bien vous organiser en situation de pandémie grippale afin de faire face à une éventuelle maladie.

    Pour bien s’organiser à la maison, vous devrez :

    Faire la liste des numéros utiles : familles, voisins, médecins, pharmacien, mairie ;

    Donner régulièrement des nouvelles à son entourage ;

    Organiser des stocks : stock de nourriture, piles pour la radio, ampoules électriques ;

    Veiller à avoir les médicaments nécessaires, si vous êtes en traitement régulier.

    Avertir la mairie pour être inscrit sur la liste des personnes vulnérables (personnes âgées dépendantes ou handicapées). Dans le cas où vous êtes inscrit sur la liste des personnes vulnérables, sachez que l’on prendra de vos nouvelles, par téléphone ou visite, aussi cela impliquera de prévenir la mairie en cas d’absence prolongée (vacances ou hospitalisation).

    Si vous êtes malades et ne pouvez bénéficier d’aide de votre entourage, votre situation sera signalée au Centre de Coordination Sanitaire et Sociale qui pourra vous apporter une aide temporaire dont vous aurez besoin (par exemple sous forme de distribution de plateau-repas).

    En pratique : Seul(e) ou isolé(e), vous devrez vous organiser et vous signaler auprès de votre mairie pour obtenir l’aide nécessaire.

  • Même s’il sera préférable de différer les grandes réunions festives ou familiales et de refuser autant que possible les invitations, une pandémie ne signifiera pas un isolement absolu : la vie sociale devra poursuivre son cours.

    En l’absence de malade au domicile, les visites des proches (familles, amis, voisins) seront possibles, si chacun connaît et respecte les règles d’hygiène qui contribuent à limiter la propagation du virus.

    Si un membre de la famille est malade, les visites qui lui seront faites se limiteront à ses proches, aux professionnels de santé et aux aides familiales qui se protègeront en portant un masque et en se lavant les mains.

    De manière générale, les services à domicile (personnels de ménage, gardes d’enfant, plombiers, électriciens, livreurs, kinésithérapeutes, infirmièr(e)s libérales…) seront maintenus le mieux possible. Ces intervenants devront respecter les mêmes règles d’hygiène.

    En pratique : Vous pourrez recevoir des proches et amis chez vous à condition que chacun respecte les règles d’hygiène.

  • Si vous êtes propriétaire d’un chat, d’un chien, d’une tortue ou d’un autre animal domestique, il est inutile de vous en séparer de peur d’être contaminé par lui.

    Pendant l’épizootie, il faut prendre garde à ce que les humains ne soient pas en contact avec des oiseaux malades de l’influenza aviaire (virus H5N1), qui pourraient les contaminer. C’est pourquoi, dès qu’un foyer d’épizootie est identifié, les oiseaux sains seront isolés pour les protéger et toutes les volailles des élevages contaminés seront abattues.

    Pendant la pandémie, la transmission du virus grippal est interhumaine. Selon les experts, les animaux de compagnie ne devraient pas constituer des vecteurs de maladie pour l’Homme. Réciproquement, le risque que l’homme contamine les chiens et chats est faible, puisque le virus se sera « humanisé ».

    De ce fait, il ne faudra pas abandonner votre animal, mais continuer à vous en occuper normalement.

  • Les prestations continueront à vous être versées. Néanmoins l’accueil dans les centres d’aides sociales subira vraisemblablement quelques aménagements.

    Pour limiter les risques de contagion au sein de lieux où il y a souvent une forte fréquentation en temps normal, mais aussi pour tenir compte de l’absentéisme du personnel du fait de la maladie, les conditions d’accueil dans les services sociaux pourront être modifiées : horaires adaptés, prises de rendez-vous préalables, recommandation d’utiliser le plus possible l’Internet ou le téléphone.

    En pratique : Suivez les recommandations qui seront diffusées localement pour l’accès aux services sociaux.

  • Une personne âgée ou handicapée ou encore convalescente est plus fragile et donc plus vulnérable face au virus. Dans les lieux de vie dédiés à ces personnes, chacun devra rester vigilant tout au long de la pandémie et notamment les visiteurs.

    Pourquoi est-on plus fragile ?

    La grippe est traditionnellement une maladie, susceptible d’avoir des conséquences graves chez les personnes âgées et les sujets atteints de pathologies chroniques (cardiaques, respiratoires, rénales, métaboliques et immunologiques).

    Consignes à observer en situation de pandémie

    Chaque établissement d’accueil aura établi un plan de continuité d’activité et défini les conditions de fonctionnement pour les résidents et le personnel, ainsi que les conditions d’accès pour les visiteurs en situation de pandémie.

    Les visites au sein de telles résidences risqueront d’être limitées pendant la durée de la pandémie. Mais il sera primordial de continuer à communiquer avec les personnes qui s’y trouvent. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, pensez à des solutions alternatives (téléphone, courrier…).

    Chacun devra prendre connaissance des mesures à respecter. Si vous voulez rendre visite à un résident, vous respecterez les consignes qui vous seront données par le personnel à l’entrée de l’établissement, notamment concernant le port de masque ou le lavage des mains. Enfin, vous éviterez d’embrasser la personne malade à laquelle vous rendrez visite, vous vous tiendrez légèrement à distance.

    En pratique : Chacun devra respecter scrupuleusement les mesures d’hygiènes essentielles lors des visites autorisées. – En cas de limitation des visites, restez en contact avec vos proches par téléphone, courrier ou Internet.

 

A l’extérieur:

Poursuivre une vie sociale, sortir dans la rue ou dans les parcs, faire ses courses, aller à la poste ou à la banque, au café, se déplacer, téléphoner, garder ses enfants en cas de fermeture de crèches ou d’établissements scolaires, venir en aide à son entourage. C’est possible, en observant les mesures de sécurité et d’hygiène et, en vous informant sur les aménagements mis en place.

  • A l’extérieur du domicile, il faudra rester prudent. En effet, s’il est plutôt facile d’identifier les personnes malades chez soi et de prendre les mesures qui s’imposent, c’est plus délicat hors du domicile.

    Poursuivre une vie sociale restera important, aussi prendre quelques précautions sera nécessaire.

    Sortir de chez soi, prendre l’autobus ou le train, poursuivre une activité sportive ou culturelle… seront autant de moments qui requerront le respect des règles d’hygiène essentielles : limitation des contacts physiques, port du masque, lavage des mains, mouchage, nettoyage des objets, traitement des déchets (cf. Fiches 2).

    Vous veillerez particulièrement à :

    conserver une distance de protection sanitaire de sécurité (2 mètres) avec les autres afin d’éviter tout risque de contamination ;

    éviter de serrer les mains ou d’embrasser si vous êtes amené à rencontrer quelqu’un ;

    se munir de mouchoirs en papier avant de sortir et ne pas les jeter sur la voie publique après usage ;

    se laver régulièrement les mains (prévoir des lingettes) ;

    porter un masque si vous êtes malade, pour ne pas contaminer les autres ;

    porter un masque si vous n’êtes pas malade pour vous protéger.

    Les fiches qui suivent donnent des compléments d’informations pour des lieux et activités spécifiques tels que les magasins, les cafés et restaurants, les spectacles, etc.

    En pratique : 

    Sortir de chez soi et poursuivre une vie sociale en restant prudent.

    Respecter les règles d’hygiènes.

  • La vie sociale devra poursuivre son cours, et vous ne devrez pas craindre de sortir dans la rue ou de prendre l’air dans les parcs et squares.

    En revanche, il faudra penser à vous équiper avant de sortir de chez vous (mouchoirs, masque anti-projections et lingettes) et respecter les règles d’hygiène à l’extérieur.

    Dans la rue:

    Que ce soit pour faire quelques courses, se rendre au travail, chez le médecin ou dans tout autre endroit qui nécessite un déplacement à pied,

    vous devrez prendre les précautions suivantes :

    essayez dans la mesure du possible d’éviter les rues ou les quartiers à forte concentration humaine ;

    respectez une certaine hygiène : après usage, jeter vos mouchoirs dans les poubelles, tenir vos distances le plus possible des autres passants, sans oublier de porter un masque anti-projections ;

    ne crachez pas par terre (les projections risquent malencontreusement d’atteindre quelqu’un) mais dans un mouchoir.

    Dans les parcs et squares

    Rester enfermé chez soi n’est jamais très sain, physiquement comme moralement. Si vous souhaitez aller de temps en temps dans un parc ou un square, n’ayez pas peur des oiseaux ou des animaux domestiques que promèneront leurs propriétaires. Ils ne peuvent pas vous contaminer. Il conviendra néanmoins d’observer l’hygiène habituelle, comme dans la rue. Les sorties dans les squares ou parcs concernent particulièrement les enfants qui ont besoin de dépenser leur énergie à l’air libre. Il se pourrait toutefois que certaines installations de jeux soient fermées, interdites, afin d’éviter trop de contacts entre les enfants.

  • Les magasins, marchés et supermarchés pourront être des lieux de contamination de la grippe pandémique. Aussi, faire ses courses nécessitera de prendre certaines précautions et de changer quelques habitudes.

    Approvisionnement: S’il est toujours utile d’avoir chez soi un stock de nourriture, d’eau embouteillée, piles, bougies, radio, etc., il ne sera pas nécessaire de vous précipiter dans les grandes surfaces ou les magasins d’alimentation dès l’annonce des premiers cas de transmission interhumaine (situation 4).

    Dans cette situation, l’approvisionnement de ces lieux de vente continuera à se faire dans les conditions normales. Il se pourra néanmoins que, au plus fort de la pandémie, certains produits soient plus difficiles à trouver, mais, en tout état de cause, il ne devrait pas y avoir de pénurie alimentaire.

    A l’intérieur des magasins et sur les marchés:

    Les magasins, marchés et supermarchés, comme tous les lieux de rassemblement, pourront constituer des lieux de contamination si les règles d’hygiène ne sont pas appliquées, en particulier dans les files d’attente ou les queues à la caisse.

    Avant d’aller faire vos courses, pensez à vous équiper d’un masque anti-projections et à vous laver les mains au retour à votre domicile.

    A l’intérieur, essayez autant que possible de maintenir une distance de protection sanitaire avec les personnes autour de vous, et ne manipulez que les produits que vous désirez réellement acheter.

    Ces mesures seront aussi valables pour les marchés en plein air, où la densité de personnes est également forte.

    Afin d’éviter de multiplier les trajets, il vous sera également conseillé de grouper vos achats au maximum. S’il n’est pas justifié de constituer des stocks de provision importants, faire ses courses pour deux semaines au lieu d’une par exemple sera plus raisonnable.

    Vous pourrez aussi vous organiser avec des amis ou des voisins pour qu’une seule personne fasse les courses pour plusieurs foyers à la fois.

    Pensez aussi à rédiger au préalable une liste des achats essentiels (dont un stock de mouchoirs en papier jetables et de savon) pour ne rien oublier et ne pas avoir à retourner sur les lieux d’achat.

    Si les plages d’ouverture sont réduites pour compenser le manque de personnel, les files d’attente seront peut-être plus longues aux heures d’affluence : il faudra essayer de vous rendre dans les magasins et au marché en dehors de ces heures.

    En pratique :

    Ne vous précipitez pas dans les magasins et les supermarchés pour constituer des stocks : l’approvisionnement en produits de base restera assuré.

    Dans les magasins, continuez à respecter les règles d’hygiène et la distance de protection sanitaire.

    Groupez vos achats pour limiter vos déplacements.

    Dans les bureaux de poste et aux guichets des banques

    Au plus fort de la pandémie, il faudra vous attendre à ce que certains bureaux et guichets soient fermés.

    De manière générale, ne vous y rendez qu’en cas d’absolue nécessité :

    vous limiterez ainsi les files d’attente, qui sont des lieux de propagation des virus.

    Avant de vous déplacer, téléphonez d’abord pour savoir si le bureau ou le guichet fonctionne et, le cas échéant, si votre problème ne peut être réglé à distance ou différé

    Il vous sera également conseillé d’utiliser les distributeurs et guichets automatiques pour réaliser vos opérations lorsque cela sera possible, ou bien les services sur Internet.

    En pratique :

    Certaines agences et bureaux de poste pourraient être fermés en pandémie. Renseignez-vous avant de vous y rendre.

    Pour les opérations qui le permettront, privilégiez d’autres solutions lorsque cela est possible : Internet, téléphone, distributeurs automatiques.

  • Parce que les écoles sont un lieu de transmission rapide du virus, la fermeture des établissements d’enseignement sera certainement une des mesures prises en début de pandémie.

    Organiser la garde des enfants

    En attendant la réouverture des établissements fermés, que ce soit localement ou sur l’ensemble du territoire, il faudra s’organiser pour garder les enfants et les occuper sans reconstituer des regroupements d’enfants pouvant favoriser leur contamination.

    Pour limiter l’absentéisme au travail, il pourra être fait appel, si possible, à la solidarité familiale et de voisinage.

    Poursuivre l’enseignement

    Pendant la fermeture des établissements scolaires et d’enseignement supérieur, la continuité pédagogique sera maintenue :

    Au niveau national, grâce à l’enseignement à distance avec le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) et le Centre national d’enseignement à distance (CNED) et grâce à des programmes pédagogiques diffusés sur France 5 et Radio France.

    Au niveau local, un ou deux enseignants assureront des permanences dans chaque établissement. Ils serviront d’intermédiaire, par Internet ou par téléphone, entre les élèves et leurs enseignants, pour le suivi et l’aide aux devoirs et exercices.

    Concours et examens

    Les examens et concours seront reportés si nécessaire.

    En pratique : En cas de fermeture des établissements, vous devrez vous organiser pour garder et occuper les enfants. La continuité pédagogique sera mise en oeuvre par le biais de programmes TV, radio et des permanences d’enseignants dans les établissements.

  • La vie associative peut aider au maintien des liens sociaux en cas de pandémie et contribuer à rendre la situation plus supportable.

    Elle sera encouragée comme vecteur de solidarité et de réconfort. Elle devra être organisée pour faciliter l’accueil des volontaires bénévoles, tout en évitant les risques de contagion.

    Les associations pourront être amenées à modifier -voire réduire- leurs activités, et, pour celles qu’elles maintiendront, les assurer dans les règles d’hygiène. Notamment les réunions devront être évitées. Pour les rencontres qui ne peuvent être différées, les distances de protection sanitaire nécessaires (2 mètres entre chaque personne) devront être respectées et le port de masque sera prévu.

    L’utilisation du téléphone et d’Internet pour communiquer entre membres pourra être une alternative aux échanges qui nécessitent habituellement de se retrouver entre membres. Les activités nécessitant des rassemblements seront différées.

  • Comme pour la vie associative, les pratiques sportives et culturelles peuvent offrir un soutien moral important dans une situation de pandémie.

    Elles devront néanmoins faire l’objet d’aménagements, qui permettront à chacun d’observer les règles d’hygiène essentielles.

    Vous pourrez continuer à pratiquer des sports individuels (course, marche, vélo…). Concernant la pratique des sports collectifs, des indications seront donnés en fonction des caractéristiques sanitaires réelles du virus. Il faudra de toute façon respecter les règles d’hygiène dans les vestiaires et les zones des complexes sportifs qui peuvent générer une certaine proximité entre personnes.

    Pour éviter la contamination entre les personnes et la dissémination du virus, les spectacles, les concerts, les projections cinématographiques, les manifestations sportives pourront être annulés.

    En pratique : Les pratiques sportives et culturelles collectives et, de manière générale, les spectacles générant le regroupement de personnes pourront être suspendus par les pouvoirs publics en période de pandémie.

  • Si vous êtes en bonne santé, vous pourrez sortir prendre un verre ou manger au restaurant. Evitez cependant les grands dîners ou banquets. Restaurants et cafés devraient poursuivre leurs activités en les aménageant ; informez-vous sur les mesures prises par les établissements pour limiter la contagion.

    Au restaurant, que manger ?

    Lors d’une pandémie grippale, vous pourrez continuer à manger de tout.

    Toutefois, la chaîne d’approvisionnement pourra être perturbée en situation de pandémie. Cela se traduira éventuellement par une moins grande variété de plats proposés dans les restaurants.

    Quelles règles à respecter ?

    Au restaurant et au café, il conviendra d’observer les règles mises en place par les établissements. Les tables seront plus espacées, ou bien le nombre de chaises à chaque table sera adapté, afin de respecter la distance de protection sanitaire de 2 mètres, nécessaire entre les personnes pour éviter au maximum la contagion.

  • En pandémie, vous pourrez garder le type de locomotion (voiture, transports collectifs…) que vous utilisez habituellement pour vos trajets, sous réserve du respect des règles d’hygiène essentielles.

    Selon les circonstances, les transports collectifs pourront être aménagés ou interrompus. Les aménagements dans les transports collectifs :

    Les gestionnaires des transports prendront les mesures de sécurité nécessaires et en informeront les passagers au moyen d’une signalisation renforcée, de panneaux d’affichage et d’annonces sonores.

    dans la mesure du possible, pour éviter la propagation du virus, il conviendra de porter un masque anti-projections et d’être très attentif aux mesures d’hygiène individuelles.

    Interruption éventuelle de certains services de transport Certains services de transport pourront être suspendus momentanément. Il faudra donc vous tenir informé et, le cas échéant, prévoir d’autres moyens de déplacement (marche à pied, vélo, voiture personnelle, navettes professionnelles ou communales, etc).

    En pratique :

    Utiliser son mode de transport habituel en respectant les règles d’hygiène essentielles.

    Se préparer à des aménagements ou à des interruptions des transports collectifs.

    Se tenir informé.

  • Si vous partez à l’étranger

    Si vous voulez vous rendre dans une région du monde touchée par la pandémie grippale, renseignez-vous au préalable auprès du ministère des Affaires étrangères et consultez son site « Conseils aux voyageurs « , afin de vous tenir au courant de la situation et des dispositions éventuelles à prendre.

    Activités touristiques

    Il conviendra de manière générale d’éviter tous les lieux de rassemblement, lieux privilégiés de propagation du virus.

    Les visites de groupe autour d’un guide seront par exemple à éviter, de même que les files d’attente.

    Dans les hôtels

    Des aménagements seront mis en place par les hôtels pour limiter la contagion. Informez-vous auprès des hôtels sur ces mesures et veillez à les respecter.

    En pratique :

    Avant de partir à l’étranger, prenez contact auprès du ministère des affaires étrangères pour vous renseigner sur les risques auxquels vous pourriez être confronté.

    Evitez les lieux de rassemblement

  • Même si l’Etat met en place un grand nombre de dispositifs pour aider les citoyens, il ne pourra pas résoudre tous les problèmes de la population au quotidien.

    Chacun devra donc se prendre en charge, en tenant compte des situations existantes et apporter dans la mesure du possible son soutien aux autres.

    Aider sa famille et ses voisins

    En cas de situation sanitaire grave, chacun devra s’efforcer de porter une attention particulière aux personnes de son entourage proche, qu’il soit familial ou de voisinage.

    Prendre simplement des nouvelles par téléphone, rendre visite aux personnes vulnérables ou isolées pourra être d’un grand soutien, voire d’un grand secours.

    Il faudra cependant observer des règles et les distances de protection sanitaire adaptées pour éviter de se contaminer les uns les autres [renvoi vers les règles d’hygiène de base].

    Prendre part à l’action collective

    Le bénévolat pourra permettre à des personnes, dont les activités professionnelles ou estudiantines seront momentanément réduites ou suspendues, d’apporter une contribution à l’action collective.

    Pour qu’ils soient efficaces tout en étant protégés, il sera conseillé aux bénévoles de s’inscrire dans le cadre d’associations qui se seront préparées dans ce sens et qui agiront et se seront organisées en relation avec les pouvoirs publics.

    En situation de pandémie, les préfectures et les collectivités territoriales informeront la population des lieux où les personnes souhaitant apporter leur aide, pourront se faire connaître. Le bénévolat pourra revêtir de nombreuses formes : aide à des personnes seules, malades ou en difficulté, qui ne nécessiteront pas d’admission dans des structures intermédiaires ; soutien au fonctionnement des associations, garde d’un enfant…

 

Au travail:

Comment continuer à aller travailler, si vous n’êtes pas malade ? Pour assurer la continuité de l’activité certains postes ou certaines fonctions pourront être aménagés et, le recours au télétravail possible. Vous devrez suivre les mesures d’hygiène et de protection mises en place par l’employeur. Si vous êtes ressortissant français vivant et travaillant à l’étranger, renseignez vous sur l’actualité de votre pays d’accueil et sur les recommandations de l’Etat français aux expatriés.

  • Une situation de pandémie pourra conduire à un ralentissement important de l’économie du fait de l’absentéisme. Le plan national « pandémie grippale » demande aux entreprises et aux administrations de s’organiser pour répondre aux besoins de la population.

    Un risque d’absentéisme important

    La situation pandémique pourra entraîner un fort absentéisme au travail, qui s’expliquera par la maladie, la convalescence, la présence à assurer au chevet d’un malade. De plus, la fermeture des crèches et des écoles nécessitera que certains parents gardent leurs enfants à la maison, s’ils n’ont pas trouvé d’autres solutions.

    L’élaboration des plans de continuité de l’activité

    Pour limiter les perturbations, le plan national « pandémie grippale » recommande aux entreprises et aux administrations d’élaborer un plan de continuité de leur activité.

    Celui-ci consiste à prendre les mesures d’organisation pour permettre la poursuite d’une activité, tout en protégeant le personnel présent sur les lieux de travail.

    En pratique : Les entreprises et les administrations doivent anticiper un taux d’absentéisme important, afin de poursuivre leurs activités, tout en assurant la protection des employés.

  • Qu’il s’agisse du secteur public ou privé, il est recommandé aux employeurs d’anticiper la survenue d’une pandémie grippale en élaborant un « plan de continuité d’activité », et en actualisant le document unique d’évaluation des risques (renvoi annexe 2 de la circulaire DGT) et le programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.

    Le plan de continuité d’activité

    Ce plan doit prévoir à la fois des modes d’organisation spécifiques et la protection des personnels sur le lieu de travail.

    Architecture du « plan de continuité d’activité »

    Pour bâtir son plan de continuité d’activité, l’entreprise examine les conséquences vraisemblables de la pandémie sur son activité habituelle, en se basant sur les taux d’absentéisme évalués par le plan national, puis elle identifie et hiérarchise ses missions :

     

    celles qui devront être assurées en toutes circonstances,

    celles qui pourront être interrompues pendant une à deux semaines,

    celles qui pourront être interrompues 8 à 12 semaines.

    Les ressources nécessaires à la continuité des activités indispensables sont alors évaluées : moyens humains (effectifs et compétences) et moyens matériels, affectations financières, conseil juridique, etc.

    Une part essentielle du plan sera consacrée aux mesures de protection de la santé et de la sécurité des personnels (stocks de masques, moyens de lavage des mains, de sacs pour recueillir les déchets …).

  • Si l’employeur est le premier garant de la santé des salariés au travail, la préparation du plan de continuité d’activité de l’entreprise doit, pour plus d’efficacité, associer les représentants du personnel.

    Par leur connaissance du terrain, les représentants du personnel (Comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail et délégués du personnel) peuvent conseiller utilement l’employeur et relayer les consignes auprès des salariés.

    De plus, l’appropriation des mesures d’organisation et de prévention par l’ensemble des salariés rendra leur mise en œuvre plus efficace.

    Des accords peuvent également être conclus avec les organisations syndicales pour compléter et améliorer les prescriptions du code du travail en tenant compte des spécificités des activités exercées.

  • Lors d’une pandémie grippale, dès lors que l’employeur aura pris les mesures d’hygiène et de sécurité nécessaires et adaptées, il n’y aura pas -en principe- de raison pour le salarié de ne pas rester au travail ou de ne pas aller travailler.

    Toutefois, si vous ressentez les premiers symptômes de la grippe sur votre lieu de travail, il vous faudra rapidement quitter votre lieu de travail pour aller consulter un médecin. Il pourra s’agir, s’il y en a sur place, du médecin d’entreprise, qui, si nécessaire, vous prescrira un arrêt de travail, ou à défaut de votre médecin.

    Avant de quitter l’entreprise, vous devrez en informer votre hiérarchie afin d’éviter de vous mettre en infraction vis-à-vis de la législation du travail.

    En revanche, si vous décidiez de ne pas venir travailler de votre propre initiative, sans justification médicale, votre attitude pourrait constituer une infraction et pourrait ne pas donner pas droit à la perception du salaire ou de l’indemnité journalière.

    De manière plus générale, pour les absences et les salaires, il conviendra de se référer au droit commun du travail.

    Le dialogue au sein de l’entreprise devra permettre de résoudre au mieux les problèmes pratiques causés par la pandémie (garde d’enfant ou de proche malade …). Il s’agira de respecter les droits et la sécurité de chacun, tout en participant au fonctionnement de l’entreprise.

    En pratique : Si vous décidez de cesser votre activité sans justification, vous ne percevrez pas votre salaire.

  • Les mesures individuelles et collectives nécessaires prises par l’employeur pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés, en situation de pandémie, découleront des résultats de l’évaluation des risques identifiés sur les lieux de travail.

    Quatre grands types de situations

    Si chaque situation est spécifique, quatre grands types de situation peuvent être identifiés, dont deux à risques particulièrement élevés (les deux derniers ci-dessous) :

    ❯ les salariés travaillent à distance (par exemple à leur domicile) et ne sont donc pas exposés à des contacts humains variés et nombreux du fait de leur activité professionnelle. Dans ce cas, l’employeur n’a pas à prendre de mesure de protection des salariés ; ces derniers devant alors se référer aux consignes des autorités sanitaires valables pour la population générale ;

    ❯ les salariés sont présents sur leur lieu de travail habituel (hors domicile privé) et sont exposés au risque environnemental général, notamment du fait du contact avec leurs collègues dans l’entreprise, sans que le risque soit aggravé par une organisation particulière du travail (situation qui sera la plus fréquente, a priori).

    Les consignes élémentaires d’hygiène et de sécurité destinées à la population générale sont applicables à l’entreprise de manière renforcée, en fonction de l’évaluation des risques actualisée ;

    ❯ pour les salariés exposés régulièrement à des contacts étroits avec le public du fait de leur profession (métiers de guichet ou de caisse par exemple), le risque de transmission du virus grippal pandémique s’avère être plus élevé parce que l’activité professionnelle implique une surexposition, sur le lieu de travail, à des facteurs de risque d’origine environnementale.

    Dans ce contexte particulier, il est donc vivement recommandé à l’employeur de fournir et d’imposer le port d’équipements de protection individuelle et de mettre en place les mesures d’hygiène renforcées appropriées ;

    ❯ pour les situations dans lesquelles les salariés sont directement exposés à un risque, encore aggravé, de transmission du virus grippal en raison même de la nature de leur activité professionnelle habituelle, la réglementation propre au risque biologique s’applique alors avec d’autant plus de vigilance du fait de la pandémie grippale.

    Mesures individuelles

    L’hygiène des mains (lavage des mains) et l’hygiène respiratoire (gestes simples à faire quand une personne tousse ou éternue) des salariés devront être appliquées rigoureusement. A ce titre, l’employeur devra informer et former les salariés aux mesures d’hygiène et de sécurité à mettre en œuvre ainsi qu’au port des équipements de protection individuelle (en particulier masques) pour une utilisation efficace.

    Il devra également mettre à la disposition de ses employés les moyens d’hygiène essentiels : eau, savon liquide, moyens d’essuyage à usage unique, sacs de poubelles…

    L’employeur devra donc disposer de ces produits en quantité suffisante

    Mesures collectives

    Celles-ci comprennent des mesures collectives d’hygiène et d’organisation.

    Les espaces communs des lieux de travail devront être entretenus et nettoyés de façon renforcée et quotidienne : aires communes (rampes d’escalier, poignées de porte, interrupteurs…), installations sanitaires (toilettes et lavabos …), surfaces et équipements de travail (bureaux, ordinateurs, manettes de machine…).

    L’employeur devra vérifier que ces mesures sont effectivement et correctement appliquées.

    Des mesures d’organisation du travail telles que :

    ❯ des mesures visant à freiner la contagion (consignes au personnel et aux visiteurs, gestion des entrées et des personnes…)

    L’employeur veillera à ce que les employés limitent le plus possible les contacts étroits et respectent notamment une distance de protection sanitaire de 2 mètres entre les personnes.

    ❯ des dispositions d’aménagement du temps de travail

    ❯ des possibilités de travail à distance –cas du télétravail

  • L’employeur, dans le cadre de son plan de continuité, devra mettre en place les mesures d’hygiène et de sécurité adaptées à la vie dans les bureaux, notamment du fait du contact entre collègues.

    Hygiène des bureaux

    En fonction de l’évaluation des risques, les consignes élémentaires d’hygiène et de sécurité seront applicables de manière renforcée. Chacun veillera à ce que les bureaux soient nettoyés régulièrement. Il en sera de même pour les surfaces qui servent à plusieurs personnes dans une même journée. Dans les bureaux collectifs, le port d’un masque anti-projections sera recommandé ; il sera également nécessaire dans les bureaux individuels lorsque vous recevrez quelqu’un.

    Rendez-vous et réunions physiques

    Les réunions, les rendez-vous physiques et, de manière générale, tout rassemblement qui génèrera une grande concentration humaine seront déconseillés, différés voire supprimés, au profit de solutions alternatives telles qu’Internet, échanges téléphoniques ou visioconférences. Toutefois, si ces réunions s’avéraient indispensables, chacun devra respecter scrupuleusement les règles d’hygiène et les distances de protection sanitaire.

    En pratique : Observez les mesures d’hygiène et de protection mises en œuvre par votre employeur. – Privilégiez Internet, les échanges téléphoniques et les visioconférences.

  • Si, en période de pandémie, des réunions regroupant plusieurs personnes en un même lieu ne peuvent être évitées, des précautions devront être prises. Il existe également des alternatives.

    Quant aux séminaires et colloques, ils devront être différés. De manière générale, à chaque fois que cela sera possible, les conférences téléphoniques, les échanges d’informations via Internet ou les visioconférences seront à privilégier.

    Cependant, pour les réunions où chacun des participants doit être nécessairement présent, certaines dispositions devront être prises :

    ❯ veillez à ce que les tables soient bien nettoyées avant et après la réunion ;

    ❯ évitez une trop forte concentration humaine dans la salle de réunion en respectant une distance de protection sanitaire de 2 mètres entre les participants. A ce titre, enlever une chaise sur deux ou trois, dans la salle de réunion, pourra être une bonne initiative ;

    ❯ limitez la durée de chaque réunion ;

    ❯ chacun devra respecter les règles d’hygiène.

    En pratique :

    Les réunions regroupant plusieurs personnes en un même lieu seront déconseillées. – Privilégiez les conférences téléphoniques et les échanges par Internet.

  • Fièvre, toux, mal de tête, courbatures sont les premiers symptômes qui pourraient se manifester en cas de grippe.

    Vous devrez consulter un professionnel de la santé le plus vite possible, lequel pourra prescrire un arrêt de travail selon le cas.

    En cas de survenue de symptôme grippal au travail :

    – S’il existe un centre de santé ou un médecin du travail sur votre lieu de travail, vous le contacterez rapidement. En fonction du diagnostic, vous continuerez à travailler ou bien vous quitterez l’entreprise pour rentrer chez vous.

    – S’il n’existe ni centre de santé ni médecin du travail sur place, vous quitterez l’entreprise pour vous rendre dans un centre de soins ou chez votre médecin traitant. Dans tous les cas, si vous êtes dans l’obligation de quitter l’entreprise, vous devrez en avertir votre employeur ou son représentant afin de ne pas vous mettre en infraction vis-à-vis de la législation du travail.

  • Comme il est difficile de savoir qui manquera à son poste, les entreprises et organismes ont intérêt à prévoir une polyvalence au sein de leurs personnels pour assurer les fonctions essentielles au maintien de leur activité.

    Elles peuvent également envisager d’organiser, lorsque cela est possible, le recours au travail à distance, dont le télétravail.

    Prévoir la polyvalence professionnelle Dans le cadre du plan de continuité d’activité, l’employeur évalue et détermine l’effectif minimum, ainsi que les postes et les compétences dont il a besoin pour assurer la continuité de l’activité.

    Pour certains postes nécessitant un remplacement en cas d’absence, il peut recourir à la polyvalence des salariés.

    Des informations et des formations seront à cet égard mises en place au préalable. Modification du contrat de travail Dans certains cas, le besoin de polyvalence ou le changement de fonction pourrait conduire l’employeur à effectuer des modifications du contrat de travail qui portent sur une ou plusieurs clauses essentielles : aménagement de son poste, modification de sa qualification ou de son lieu de travail.

    Dans ces cas, l’employeur est tenu de notifier au salarié la proposition de modification du contrat de travail. L’acceptation par le salarié se traduit par un avenant au contrat de travail initial.

    Les conventions collectives peuvent apporter des informations sur les conditions de modification des contrats de travail.

  • En cas de pandémie, pour certains organismes, le travail à distance, dont le télétravail, pourra être une solution intéressante, dans la mesure où il limite les déplacements et les contacts.

    Il contribue à la poursuite du fonctionnement de l’entreprise, en protégeant des salariés.

    Organisé au préalable, le télétravail sera considéré, en situation de pandémie grippale, comme un aménagement temporaire du poste de travail destiné à réduire les risques de contamination sur le lieu du travail et dans les transports en commun.

    Modalités actuelles du télétravail

    Les modalités doivent être formalisées par un accord écrit entre le salarié et son employeur ; l’accord peut se matérialiser par un avenant au contrat de travail. Comme ce sujet concerne l’organisation du travail, les membres du comité d’entreprise ou les délégués du personnel sont consultés avant sa mise en œuvre.

    Le télétravailleur s’engage à fournir un travail similaire à celui qu’il fournirait dans son entreprise en temps normal. Mais il ne peut se voir imposer de recevoir des clients ou du public, s’il exécute les tâches à domicile.

    Quel que soit le lieu d’exécution de son travail, le salarié continue à bénéficier des services collectifs et des prestations sociales que lui garantit son contrat de travail initial.

    Le matériel nécessaire

    Le code du travail stipule que c’est à l’employeur de fournir, d’installer et d’entretenir les équipements de travail.

    Il en va de même pour le télétravail : le matériel est prêté par l’entreprise au télétravailleur, qui l’utilise et en prend soin.

    En cas de vol, le salarié doit aussitôt avertir sa hiérarchie. Si le travailleur utilise son propre équipement, l’employeur en assure l’adaptation et l’entretien.

  • Si vous êtes ressortissant français vivant et travaillant à l’étranger, vous avez intérêt à suivre à la fois l’actualité de votre pays d’origine et de votre pays d’accueil, via les médias, Internet, vos familles et vos contacts professionnels. Il est essentiel de vous informer sur ce que l’Etat français recommande en cas de pandémie, via le consulat, mais aussi sur l’organisation mise en place par votre entreprise. Dans un contexte de pandémie grippale, si vous travaillez à l’étranger et que votre contrat de travail est soumis à la législation française, votre employeur devra prendre en charge les risques liés à votre expatriation.

    Voici quelques cas de figure à connaître.

    L’employeur pourrait souhaiter interrompre votre mission à l’étranger ou anticiper votre rapatriement. Comme toute modification au contrat de travail, ceci pourra vous être proposé mais non imposé, sauf si les clauses du contrat de travail le prévoient.

    Pour plus de précisions, vous vous référerez à votre contrat de travail et aux conditions de rapatriement (modalités et prise en charge des frais).

    Si vous êtes dans une zone à risques et que votre employeur ne souhaite pas vous rapatrier malgré votre demande, il vous sera possible d’invoquer le « droit de retrait » si les conditions sont réunies.

    Si, du fait de la situation du pays dans lequel vous vous trouvez ou de la situation en France, il vous est à la fois impossible de rentrer en France et de vous rendre sur votre lieu de travail, vous ne pourrez être considéré comme démissionnaire ou ayant abandonné votre poste.

  • En cas de pandémie les restaurants d’entreprises devraient pouvoir fonctionner dans la mesure du possible, sous réserve d’adaptations, afin de respecter les règles d’hygiène et de sécurité.

    La restauration collective pourra connaître quelques aménagements dans le but d’éviter la contagion. Les salles de restaurant et leur accès seront aménagés, qu’il s’agisse de libre-service ou de service en salle, pour préserver notamment les distances de protection sanitaire nécessaires entre les personnes.

    Le nettoyage des surfaces sera accru. Les employés devront respecter les consignes données par les responsables des restaurants.

    Les règles d’hygiène essentielles devront être attentivement observées, notamment le lavage des mains